24.11.2008
Concours Européen Cicero
On m'a prié de diffuser, je m'exécute -- avis aux curieux, donc:
CERTAMEN IN CONCORDIAM EUROPAE REGIONUM OMNIUM
« Sous le patronage de Monsieur Terry Davis, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe »
Information générale :
- sponsores du Concours Européen Cicero
- anciens candidats ainsi que leurs professeurs
- associations
- professeurs de langues anciennes CPGE et Université
L'édition 2009 du Concours Européen Cicero est prévue pour le 21 mars 2009 en France. Le thème choisi cette année pour l'épreuve de culture est "Le monde d'Ulysse".
Cinq pays sont pour l'instant engagés dans ce projet : la Grande Bretagne, l'Espagne, l'Italie, Andorre et la France ; mais la Hongrie et la Grèce sont susceptibles de nous rejoindre dans les semaines qui viennent.
Quatre centres seront ouverts en France pour cette troisième édition : Paris, Strasbourg, Nancy et Avignon.
Sont invités à participer au concours les élèves et étudiants du 2nd cycle, des classes préparatoires littéraires et du niveau L de l'Université.
L'épreuve de langue nécessite d'être latiniste ; en revanche les hellénistes peuvent concourir pour l'épreuve de culture qui ne demande pas une compétence spécifique en langue latine.
Le concours est ouvert à tout élève ou étudiant souhaitant s'inscrire individuellement ; l'origine géographique est indifférente et le concours n'est pas réservé aux seul(e)s élèves/étudiant(e)s de Paris, de Strasbourg, de Nancy ou d'Avignon ; les frais de déplacement sont à la charge des candidats mais peuvent être assumés par leur établissement ou par une collectivité telle que la Mairie ou le Conseil général.
Les inscriptions seront prises jusqu'au 7 mars 2009 à l'adresse suivante exclusivement : concourseuropeencicero@orange.fr.
Toutes les informations figurent dans le document joint (date, lieux, profils, épreuves, récompenses, candidatures) ainsi que sur le site français du concours qui a été mis à jour :
http://concourseuropeencicerofr.blogspot.com/. Il est impératif de prendre connaissance de toutes les informations avant de s'inscrire.
Information complète : DESCRIPTIF EDITION 2009 CONCOURS EUROPEEN CICERO.pdf
09:29 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : concours européen cicero
16.11.2008
Chroniques de Buenos Aires
Avis aux amateurs
Un blog magnifique, consacré à Buenos Aires, à visiter absolument:
13:54 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2008
Mantegna au Louvre
Encore une bonne raison de NE PAS corriger ses copies: la superbe expo Mantegna au Louvre, à découvrir de toute urgence, si ce n'est déjà fait. Que de belles choses, que de belles choses...
avec en prime (était-ce l'intention du commissaire?) de bons moments de rigolade, par exemple dans la salle consacrée au célèbre Saint Sébastien -- et à ses reprises par quelques admirateurs du maître: notamment deux croûtes de la plus belle eau, de parfaits chefs d'oeuvre de monstruosité, presque capables de vous blesser l'oeil; pour vous dire, si l'une des deux (par Maineri), le saint homme en question a un peu la tête de Jean-Claude Van Damme, le pauvre (comme s'il ne lui suffisait pas d'avoir été criblé de flèches; le sort est parfois trop cruel) : jugez par vous-mêmes:
Pour la comparaison, voici le S. Sebastien de Mantegna:
Vers la fin de l'expo, les latinistes avisés que vous êtes ne manqueront pas de s'extasier sur deux très beaux livres sur parchemin, dont l'un présente le début de l'Enéide de Virgile (avec les vers initiaux, précédant le fameux 'Arma uirumque cano, etc.', qui font la transition entre les Bucoliques et l'épopée, et qui ont été longtemps considérés comme apocryphes, mais que certaines éditions modernes rétablissent aujourd'hui), et l'autre le début de la Guerre des Gaules de César: description de la Gaule, bien connue des utilisateurs du manuel Deléani-Vermander... qui hélas n'offre pas de telles illustrations (triomphe de Mars, en regard du texte de Virgile) ni de telles enluminures (vraiment exceptionnelles de finesse et précision sur la page de César en question).
23:51 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mantegna, louvre
06.11.2008
Un bon blog à découvrir
Riche, bien illustré, très bien écrit: vaut le détour : http://alainlecomte.blog.lemonde.fr/
13:01 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Rome antique: manuels, atlas
Pour un bon tour d'horizon de l'histoire et de la civilisation romaine:
Une sorte de manuel bien conçu: C. Salles, L'Antiquité Romaine, Larousse, 2000, 595 p.: chapitres sur l'histoire, les institutions, la vie quotidienne, la vie intellectuelle, les arts, etc.; pour chaque thème, le chapitre est suivi d'un choix de textes traduits de divers auteurs latins, sur lesquels s'appuie la présentation du chapitre; diverses annexes utiles: glossaire détaillé, biographies, chronologies, cartes.
(du même auteur, voir aussi Lire à Rome, Payot: le titre est un peu vague; il s'agit surtout d'une étude de la vie littéraire au 1er siècle après JC, appréhendée notamment dans ses aspects sociaux, politiques, matériels; une manière intéressante de donner de la chair aux textes, en entrant dans les façons de travailler, les rapports qu'entretiennent les auteurs avec leur milieu et leur public, et les pratiques sociales régissant la vie intellectuelle. Un ouvrage clair et concis, sans prétentions ni érudition inutile.)
Egalement : par Chris Scarre, Atlas historique, succinct mais très bien illustré -- nombreuses cartes et reproductions d'oeuvres; très courts chapitres résumant l'essentiel de l'essentiel.
L'édition originale: The Penguin Historical Atlas of Ancient Rome, Penguin, 1995;
Traduit : Atlas de la Rome antique, éditions Autrement.
Un peu plus spécifique, mais très bien fait, et très agréable: Ada Gabucci, Rome, coll. "Guide des Arts", éditions Hazan (qui reprennent en français une belle collection italienne, publiée par Mondadori-Electa): chapitres historiques, biographiques et thématiques, sous l'angle de l'histoire de l'art et de l'archéologie -- une sorte de milieu entre le livre d'art et le guide archéologique; très belle illustration. Très utile pour faire la part de ce qui revient à chaque époque, ou à tel empereur, par exemple, dans le fouillis des vestiges anciens, ou encore pour comprendre ce que représentent les statues, bas-reliefs, peintures, etc.
Du reste, ces trois derniers titres ont chacun leur correspondant pour le monde grec.
12:16 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.11.2008
Complément sur les Académiques
Si d'aventure vous aviez envie de jeter un coup d'oeil à ces Académiques de Cicéron évoqués dans la note précédente:
A ce jour, il n'existe pas d'édition française moderne -- mais patience! Une édition 'Budé' est en cours d'élaboration (aux bons soins de Carlos Lévy); d'autre part, GF-Flammarion a de son côté confié la tâche d'une nouvelle traduction à José Turpin, qui, dans la même collection, a déjà sa traduction très remarquée du De rerum natura de Lucrèce, et plus récemment un De diuinatione de Cicéron. Notez que ces deux livres se distinguent, entre autres, par le fait de proposer en regard de la traduction le texte latin, ce qui est très rare dans l'édition française de poche.
A défaut, donc, pour les Académiques, on utilise, pour le texte latin avec traduction anglaise en regard, l'édition Loeb, qui n'est ni toute jeune ni toute fraîche, mais qui fait l'affaire en attendant mieux. Elle a aussi le mérite d'offrir en un même volume à la fois les Academica et le De natura deorum.
En traduction française seule, on peut se servir de celle proposée en son temps (1962) par le très éminent Emile Bréhier, dans le gros volume "Les Stoïciens", en Pléiade, puis repris en deux volumes dans la collection Tel de Gallimard: un ouvrage précieux, qui offre une traduction agréable à lire de textes complets (et non pas de fragments), allant du témoignage de Diogène Laërce sur les origines de l'école jusqu'aux grands textes du stoïcisme impérial (Sénèque, Epictète, Marc Aurèle). Tout esprit curieux de la pensée antique se doit de l'avoir dans sa bibliothèque.
Sur le fond et le détail de la question philosophique, l'ouvrage moderne qui fait maintenant référence absolue est la thèse de Carlos Lévy, Cicero Academicus (Ecole française de Rome, 1992), que vous pouvez consulter à la bibliothèque de l'UFR de latin à la Sorbonne (armoire de philosophie ancienne, dans le bureau des bibliothécaires), qui vous apprendra au passage tout sur Cicéron philosophe.
Du même, voir aussi les deux ouvrages plus 'grand public':
Les philosophies hellénistiques, Livre de poche-références, 1997;
et encore tout chaud ou presque, Les scepticismes, Que sais-je?, 2008
22:59 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ciceron, académiques
D'un autre bon usage du mauvais temps
Autre proposition, faisant suite à la précédente: plus radicale, plus classique aussi, si l'on songe qu'il s'agit de suivre l'exemple de Lucullus, ce grand général romain du 1er s. av. J.C., tel qu'il est rapporté par Plutarque, que je cite ici dans la traduction renaissante de J. Amyot:
"Il avait bien aussi d'autres lieux de plaisance dans le territoire de Rome, auprès de Tusculum, où il y avait de grandes salles et galeries ouvertes à jour de tous côtés, dont on pouvait voir au loin tout à l'environ. Pompée, y étant allé quelquefois le voir, le reprit, disant qu'il avait bien devisé et accoutré son logis pour l'été, mais que pour l'hiver il était inhabitable. Lucullus s'en prit à rire, et lui répondit: 'Estimes-tu donc que j'aie moins de sens et d'entendement que n'ont les cigognes et les grues, et que je ne sache bien, selon les saisons, changer de demeurance et de maison?'"
Les Vies des hommes illustres, éd. Pléiade, t. 1, p. 1167 (Vie de Lucullus, chap. LXXIX).
Ceux qui s'intéressent au discours Pro Archia de Cicéron (j'en connais) feraient bien de se pencher sur cette Vie: en effet, il n'est pas exclu que celle-ci (qui tranche sur beaucoup d'autres, notamment par son insistance sur les présages et d'autres traits, disons, 'poétiques') ait été en partie inspirée par les poèmes de louange (aujourd'hui perdus) que ledit Archias composa à la gloire de Lucullus. L'hypothèse n'est que cela, une simple hypothèse, mais ça ne fait de mal à personne d'y prêter une oreille complaisante, et de se dire que peut-être, ici ou là, on rencontre un écho de cette célébration grecque des grandeurs romaines qu'évoque Cicéron dans son plaidoyer.
J'ai trouvé cette hypothèse -- avec beaucoup d'autres choses passionnantes -- dans l'un des deux textes d'introduction d'Emanuele Narducci dans l'excellente édition italienne BUR (Cicerone, Il poeta Archia, BUR, 6e éd. 2000): le premier texte évoque l'art oratoire de Cicéron, en particulier dans son rapport avec les courants rhétoriques grecs; le second analyse les véritables enjeux (de pouvoir) du procès (rivalités entre le clan des Metelli et les partisans de Pompée), et propose une remarquable étude des rapports entre littérature et politique, intellectuels grecs et noblesse romaine au 1er s., ainsi que de la stratégie à l'oeuvre dans le discours de Cicéron: je recommande très vivement.
En tout cas, moi, je l'aime bien, ce Lucullus. Déjà, pour avoir été, en bonne partie, dépossédé de ses accomplissements en Orient par Pompée, qui lui succéda un peu brutalement (avec l'appui, je dois l'avouer, de mon cher Cicéron: voir le discours 'Sur les pouvoirs de Pompée', également appelé 'Sur la loi Manilia') -- Pompée pour lequel je n'ai guère de sympathie, en revanche (il m'énerve, ce type). je l'aime bien aussi même pour ses maladresses: trop bourru, trop entier, incapable de jouer le jeu de la démagogie avec son armée, qui ne lui a pas pardonné -- ni ne lui a pardonné de lui avoir interdit, en plusieurs occasions, de mettre à sac des villes qui s'étaient rendues. Et il y a une vraie grandeur, injustement éclipsée par la gloire de Pompée, dans son aventure en Asie, avec quelque chose de tragique, comme le souligne Plutarque, qui donne à l'ultime retournement de situation tous les traits de la "péripétie" dramatique selon les canons de la tragédie antique. En tout cas, je recommande vivement la lecture de cette Vie, qui est en même temps un beau tableau, précis et détaillé, de la partie centrale de la guerre contre Mithridate, qui a ensanglanté tout l'Orient pendant plus de 20 ans (de 88 à 62: Trois guerres soutenues d'abord par Sylla, puis par Lucullus, enfin par Pompée).
Enfin, et c'est le côté le plus sympathique du personnage, il y a ce retournement inattendu: revenu à Rome contraint et forcé par la cabale pompéienne, Lucullus a su faire contre mauvaise fortune bon coeur, en gros a dit 'merde' à tout le monde, envoyé sans ménagement la politique aux orties, et s'est sagement replié sur une vie d'oisiveté plus que luxueuse, jouissant sans entrave de son immense richesse, au milieu des oeuvres d'art et des livres -- au point de s'attirer, nous dit Plutarque, le surnom de "Xerxès en toge".
Plus donc que le guerrier, c'est finalement le rentier cultivé et hédoniste qui est passé à la postérité... Bon vivant, jetant même l'argent par les fenêtres, tout à son plaisir mais aussi à celui de ses amis qu'il savait régaler comme personne: la belle vie, en somme. Et avec intelligence, en plus: car, lui-même fort instruit, il consacra une partie de sa fortune à constituer dans sa maison une très riche bibliothèque grecque, ouverte au public, et qui devint vite le premier grand centre intellectuel de Rome, attirant savants grecs et lettrés romains. On y rencontrait volontiers le maître de maison lui-même, qui ne se refusait pas à une causerie élégante et érudite à l'ombre des ses portiques...
Cicéron a d'ailleurs rendu un bel hommage à sa mémoire, en faisant de lui le porte-parole de la doctrine épistémologique assez particulière d'Antiochos d'Ascalon, dans le livre -- intitulé donc Lucullus -- de sa première version des Académiques; certes, il s'est ensuite ravisé, estimant (à juste titre) que le dialogue ainsi situé à cette époque (début du 1er s.) manquait de vraisemblance, tant il était peu problable que des lettrés romains du temps aient pu connaître tous les arcanes de ce débat grec de très haut niveau: aussi a-t-il, dans un second temps, transformé ces "Premiers Académiques" (en deux livres) en une nouvelle édition 'augmentée, revue et corrigée' (en quatre livres, dits "Seconds Académiques"), mettant en scène Cicéron et de ses contemporains.
Mais le hasard de la tradition manuscrite a veillé, comme une bonne divinité, sur Lucullus, puisque de cet ensemble, nous possédons seulement une partie du premier livre de la deuxième édition (tout le reste étant perdu), alors que, de la première édition, nous avons conservé intact précisément le Lucullus -- qui reste donc à ce jour la source principale de notre connaissance sur les débats très épineux qui ont opposé au 1er siècle av. JC stoïciens et académiciens.
En tout cas, pour en revenir au bonhomme Lucullus, s'il vous plaît d'aller croiser son fantôme, sachez que ses fameux jardins -- devenus vite à Rome quasi légendaires -- descendaient la pente du Pincio, en gros où se trouvent maintenant la villa Borghese et la Villa Medicis, qui, à leur manière, perpétuent son souvenir.
22:09 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lucullus, plutarque, cicéron, académiques
Du bon usage du mauvais temps
Vous pouvez agrémenter la résignation de saison de la manière suivante: profitez-en pour faire prendre l'air, et la pluie, à votre Talarico.
Mais qu'est-ce qu'un Talarico, se demandera l'ignare? Il s'agit tout simplement des "plus beaux parapluies du monde", selon l'avis unanime des connaisseurs.
Si vous n'avez pas, ou pas encore, de Talarico, il faut d'urgence vous rendre à Naples pour vous procurer l'accessoire-absolument-indispensable.Si vous n'en trouviez pas d'autre, c'est toujours une bonne raison d'aller en pélérinage dans la deuxième plus sublime ville de l'Univers (après Rome).
A défaut, vous pouvez toujours commencer à en rêver, via le site.
Une fois sur place, donc, vous remontez la Via Toledo en tournant le dos à la mer, et prenez une des ruelles partant sur la gauche (Vico Due Porte a Toledo); et là, vous tombez sur une minuscule boutique, forcément pleine à craquer de parapluies en tout genre, et vous êtes merveilleusement accueilli par Mario Talarico en personne, charmant vieux monsieur qui, pour peu que vous engagiez la conversation, vous présentera certains de ses plus beaux modèles, vous en expliquera la fabrication, vous détaillera les matières et les accessoires, depuis des bois exotiques dont vous ne soupçonniez même pas l'existence jusqu'aux défenses de phacochère... Bien sûr, tout jusqu'aux plus menues pièces du mécanisme est fait 'maison' -- rien à voir avec les cochonneries importées de Chine qui explosent à la première ondée. D'expérience, je garantis qu'on peut jouer à Mary Poppins en toute sûreté avec un Talarico.
En prime, vous aurez droit à un brin d'histoire, sur cet exemplaire modèle de la tradition familiale d'artisanat haut-de-gamme qui constitue l'une des richesses de l'Italie.
Si vous vous laissez séduire (et comment non?), sachez que vous pouvez 'customiser' votre parapluie: vous choisissez avec le maître des lieux , séparément, le modèle, la poignée, le tissu... Vous laissez reposer, vous repasser le lendemain, et votre Talarico vous attend tout prêt, monté à la demande. On en pleure d'émotion.
Bien sûr, il vous faudra prendre grand soin de votre Talarico, car un Talarico, ça se respecte et ça se bichonne: toujours le laisser sécher ouvert avant de le ranger, et bien remettre le tissu dans ses plis.
Avant de quitter la boutique, vous penserez à demander à M. Talarico de vous indiquer la boutique de son frère (une ou deux rues à côté), où vous irez compléter votre petit bagage: cet autre Talarico travaille le cuir -- une merveille, qui ne manquera pas de faire vibrer en vous toutes les fibres de votre seconde personnalité, celle où s'est réincarnée Imelda Marcos.
Vous en ressortirez cette fois -- toujours les larmes aux yeux -- avec un sac modèle unique: car le Maître ne se plaisant pas à la répétition, ne fabrique jamais deux fois le même objet; s'il reprend le même modèle, il le 'décline' alors en des cuirs différents. Et pendant que vous causerez avec lui, vous pourrez d'ailleurs assister à la fabrication dans le coin de la boutique-atelier, pas beaucoup plus grande que celle du frère.
Après tout cela, il sera temps d'aller vous jeter au comptoir du café Gambrinus -- qui est à la sfogliatella (une sorte de feuilleté fourré à la ricotta et aux fruits confits) ce que le Talarico est au parapluie.
(J'ai emprunté cette image à ce joli blog)
Il faut, du reste, toujours s'arrêter au Gambrinus pour le café du matin, au moins pour voir se côtoyer au comptoir les vénérables matrones très 'per bene' et les ouvriers du bâtiment des chantiers environnants, sous l'oeil magistral des garçons, en général plus tout jeunes, qui vous impressionneront par leur dextérité et leur rapidité.
21:26 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.11.2008
Ebooks gratuits
Trouvé par hasard sur internet, un site qui propose des livres électroniques libres de droits : lien
19:08 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nolde : suite
A peine remis de l'expo "Images non peintes" aux Sables-d'Olonne (dont je vous ai parlé en septembre: lien), jetez-vous à corps perdu sur la magnifique expo Nolde au Grand Palais -- la première rétrospective en France de ce maître de la couleur, curieusement mal connu en France jusqu'à présent.
Pour vous mettre en appétit, je vous renvoie à cette bonne petite présentation: lien.
Réservation vivement conseillée: même quand il y a peu de queue à l'extérieur, ça traîne, ça traîne...
Bonne visite!
En prime, comme vous avez été sages, quelques images supplémentaires :
18:21 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nolde


















