18.01.2011
Court mais bon (Koumandarèas, La Femme du métro)
Mènis Koumandarèas : La femme du métro, Quidam éditeur, 2010, 75 p., 10€
Une femme qui n’est plus toute jeune, mariée, deux enfants – madame Tout-le-monde-sans-histoire, en somme – fait la connaissance d’un jeune inconnu, étudiant de vingt ans, habitué de la même ligne de métro : une liaison se noue, qui se dénouera tout aussi simplement, juste le temps de permettre à la « femme du métro » d’éprouver, sans doute pour la dernière fois (et aussi bien, peut-on dire, pour la première), la joie du désir et le plaisir d’être désirée, et à travers eux le bonheur fugitif d’échapper à la fossilisation d’un quotidien sans relief et sans saveur, mais auquel on sait, au fond, qu’on n’échappera pas.
Voilà en tout cas un très beau récit (datant de 1975) – plutôt une longue nouvelle qu’un court roman – sans un mot inutile, traduit d’ailleurs avec beaucoup de grâce, et dont la force tient justement à la simplicité et au dépouillement – aussi délicat qu’implacable.
18:02 Publié dans Petites notes de lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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