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12.06.2008
Marché de la Poésie
A ne pas manquer :
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10:57 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
A la belle peinture
10:43 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : michel henricot
06.06.2008
A méditer
Comme dit "Le Troll"®, "bien vu l'aveugle!" :
"(...) S'il est aisé d'affirmer qu'à peu près tout le monde est sensible à la misère du monde, il l'est tout autant de constater que, par la suite, la réalité de chacun de nous, le quotidien finit par 'reprendre ses droits'. Mais il reste pour le moins étonnant de constater que les gens se comportent de la même façon face aux graves problèmes écologiques, qlors qu'il y va pourtant de leur propre survie. L'homme et la femme modernes arborent ce petit sourire au coin de la bouche, ce regard paternaliste et compréhensif à l'égard de ces 'graves problèmes', qu'ils sont les premiers à considérer comme très importants. Mais, mais, mais, il y a quand même le quotidien, ce qu'ils appellent, étonnamment, la 'réalité', voir le principe de réalité...
De sorte que l'homme moderne nomme 'réalité' les gestes quotidiens à travers lesquels, justement, il fait abstraction de tout ce qui est le réel même de la vie de chacun de nous, voire de la vie tout court. Triomphe, sans doute, de la société du spectacle que l'on pourrait appeler aujourd'hui 'société virtuelle'. Autrement dit, triomphe de l'inversion qui fait que les gens nomment 'réalité' un agencement d'abstractions virtuelles qui n'ont rien à voir avec le réel de leur propre vie; et ils qualifieront systématiquement d' 'abstrait' tout ce qui a à voir avec le devenir et le réel le plus concret."
M. Benasayag, Le mythe de l'individu, La Découverte 2004, p. 21.
"Le Troll"® est une marque (d'affection) déposée.
10:38 Publié dans La pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : benasayag, mythe de l'individu
Bestiaire en latin
08:31 Publié dans Généralités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bestiaire latin
Deux sublimes chroniques
08:19 Publié dans Petites notes de lecture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : francoeur, maria valeria rezende, ibis rouge
05.06.2008
Orateur vache
J'aime bien cette rosserie adressée par l'orateur Aper aux talents poétiques de César, Brutus et Cicéron, sous la plume de Tacite:
"(César et Brutus) ont fait aussi des poésies, qui figurent dans les bibliothèques; en vers, ils n'ont pas eu plus de talent que Cicéron, mais plus de chance, parce que moins de gens savent qu'ils en ont composé."
V.O.: "Fecerunt enim et carmina et in bibliothecas rettulerunt, non melius quam Cicero, sed felicius, quia illos fecisse pauciores sciunt."
Dialogue des orateurs, XXI, 6 (trad. CUF).
13:32 Publié dans La pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tacite, dialogue des orateurs, césar, brutus, cicéron
04.06.2008
Paroles dans la nuit
... Et pour faire de beaux rêves, une jolie pensée de Philippe Breton, évoquant l'usage préhistorique de la parole pour communiquer dans l'obscurité de la nuit:
"Imagine-t-on le pouvoir du son dans la nuit, les images que ces paroles orales font naître dans les consciences? Imagine-t-on les premiers mots, les premiers récits, qui résonnent dans le noir, ouvrant la voie à l'existence d'un monde sans réalité, imaginaire, loin de la bouche invisible de celui qui les raconte? Grâce à la parole, le monde s'éclaire et se rend visible, même dans l'obscurité la plus profonde."
Eloge de la parole, La Découverte, 2007, pp. 35-36.
22:50 Publié dans La pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : philippe breton, éloge de la parole
Malvenu
A propos d'un personnage de J. Saramago, qui n'aime pas son deuxième prénom de Benvindo, "Bienvenu":
"Chez Raimundo Benvindo Silva, les motifs (...) sont aujourd'hui pour certains d'ordre exclusivement esthétique, car il ne trouve pas euphonique la juxtaposition de deux gérondifs, et pour d'autres d'ordre éthique et pour ainsi dire ontologique, car selon sa façon de voir désabusée, seule une ironie extrêmement noire pourrait tenter de faire croire que qui que ce soit est vraiment bienvenu en ce monde, ce qui n'est nullement en contradiction avec l'évidence que certains s'y trouvent fort bien installés."
Histoire du siège de Lisbonne, Points-Seuil, p. 32.
22:43 Publié dans La pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saramago, histoire du siège de lisbonne
03.06.2008
Pirates !
18:44 Publié dans Petites notes de lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stevenson, ile au trésor
Enfances
A découvrir :
Antonio Ungar, Les oreilles du loup, Les Allusifs :
Peut-être pas un chef d'oeuvre, mais un beau texte, original et émouvant -- tout perçu et écrit du point de vue d'un gamin de cinq ans, ballotté dans les tumultes de la vie plus ou moins errante de sa mère, après le départ de son père, en divers coins de la Colombie. Ce sont surtout les magnifiques descriptions d'un monde à la fois fascinant et encore magique (pour l'enfant) qui m'ont touché -- et aussi le traitement du thème de la perte et de l'abandon (concernant le père qui a quitté le foyer, comme de la naissance d'une nouvelle affection pour l'homme auquel la mère se lie.
Ce qui m'a paru moins réussi, c'est l'équilibre entre le point de vue enfantin et le discours, qui rend parfois la fiction peu crédible... Mais bon, l'auteur est né en 1974, autant dire un bébé, qui a tout le temps pour progresser...
De ce point de vue, je recommande, d'une plume pour le moins aguerrie, Scènes de la vie d'un jeune garçon (en V.O., Boyhood), de J.M. Coetzee, qui évoque son enfance sud-africaine en maintenant cet équilibre parfait entre ce que pouvait être sa perception de l'époque, et la distance qui en sépare l'auteur d'âge mûr -- distance d'ailleurs marquée par le fait que Coetzee parle de lui-même à la troisième personne. C'est aussi l'évocation de tout un monde de Blancs modestes, profondément divisé entre Anglo-saxons et Afrikaaners, seulement rapprochés dans leur confrontation avec les Noirs et Métis, cela avant la mise en place du régime d'apartheid (le récit se situe dans les années 40-50). On y trouve tout, le rapport d'amour ambigu à la mère, le mépris pour le père, le sentiment précoce d'injustice sociale et raciale et d'illégitimité de l'occupation blanche, et le rapport quasi fusionnel à la terre d'Afrique, notamment dans la ferme de famille... Magnifique...
A poursuivre, du reste, par le récit de la jeunesse du même, centré sur son expérience de l'exil en Angleterre (Vers l'âge d'homme -- V.O. Youth), qui évoque en particulier, et avec pas mal d'humour, les difficultés existentielles rencontrées par le futur Prix Nobel, tiraillé entre sa 'vocation' d'écrivain, et le sentiment d'impuissance et d'échec de celui qui n'a pas encore trouvé sa voie, ni sa voix.
(merci à Suzanne pour le conseil de lecture.)
18:30 Publié dans Petites notes de lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ungar, oreilles du loup, coetzee, scènes de la vie d'un jeune garçon






